Les moyens de connaitre le début du ramadan

Sheikh Al-Fawzan

Louange à Allah, le Seigneur de l’Univers !
Que les Prières et le Salut d’Allah soient sur notre Prophète Mohammed, ainsi que sur ses proches et ses Compagnons !

Allah عز و جل révèle (traduction rapprochée) :
[Celui qui parvient à ce mois doit jeûner]

Il nous ordonne de jeûner pendant tout le mois du ramadhân, du début à la fin.

Or, il y a deux façons de connaitre l’entrée du mois :

-Premièrement : La vision de la nouvelle lune (hilâl).

D’après plusieurs auteurs de recueils de hadîth dont el Bukhârî et Muslim, selon ibn ‘Omar – qu’Allah les agrée son père et lui –, le Messager d’Allah صلى الله عليه وسلم a prescrit :
« Ne faites pas le jeûne avant d’avoir vu la nouvelle lune et ne le finissez pas avant d’avoir vu la lune suivante. »

D’après e-Tabarânî, selon Talq ibn ‘Alî رضي الله عنه :
« Allah a fait des variations de la lune des repères ; faites donc le jeûne si vous voyez la nouvelle lune et finissez-le si vous voyez la lune suivante. »

D’après el Hâkim, selon ibn ‘Omar – qu’Allah les agrée son père et lui – :
« Allah a fait des variations de la lune des repères pour les hommes ; faites donc le jeûne à la vue de la nouvelle lune et finissez-le à la vue de la lune suivante. »

Ces nobles hadîth nous enseignent que le début du ramadhân dépend de la vision du hilâl.

Il n’est donc pas permis de jeûner sans l’avoir vu.

Les variations de la lune servent de repères pour les adorations et les affaires temporels.

Allah عز و جل révèle (traduction rapprochée) :
[Ils t’interrogent sur les variations de la lune, dis-leur qu’elles servent de repères pour les hommes et le pèlerinage].

Dans Son infinie Miséricorde, Allah veut la facilité pour Ses serviteurs.

L’obligation de jeûner dépend en effet d’un élément clair et palpable.

N’importe qui est capable de le voir.

Ce n’est pas une condition que tout le monde le voit ; le témoignage d’une partie d’entre eux est suffisant.

La vision d’une seule personne peut à elle seule astreinte tous les musulmans à arrêter de manger.

Jâbir a dit :
« Un bédouin est venu voir le Prophète صلى الله عليه وسلم pour lui annoncer : « J’ai vu la nouvelle lune – en parlant du ramadhân –.
– Est-ce que tu attestes qu’il n’y a d’autre dieu digne d’être adoré en dehors d’Allah, interrogea le Messager d’Allah ?
– Oui.
– Est-ce que tu attestes que Mohammed est le Messager d’Allah ?
– Oui.
– Bilâl ! Annonce aux gens de jeûner demain. »
Rapporté par Abû Dâwûd.

Selon également ibn ‘Omar – qu’Allah les agrée son père et lui – :
« Les gens ont vu ensemble la nouvelle lune.
J’ai moi-même informé le Messager d’Allah صلى الله عليه وسلم que je l’avais vu. Dès lors, il jeûna et ordonna aux gens de faire la même chose. »

-Deuxièmement : Terminer les trente jours de sha’bân dans la situation où personne n’a vu le hilâl. Le Prophète صلى الله عليه وسلم prescrit à ce sujet :
« Si le ciel est couvert, alors évaluez-la. »
Rapporté par el Bukhârî et Muslim.

« Si le ciel est couvert » : c’est-à-dire si quelque chose empêche de voir le hilâl, comme les nuages ou la pluie.

Dans ce cas, il faut évaluer la fin du mois en comptant trente jours, comme nous l’apprend un autre hadîth disant :
« Si le ciel est couvert, alors finissez les trente jours. »
Rapporté par el Bukhârî et Muslim.

Cela signifie qu’il est interdit de jeûner le jour de doute (shakk).

‘Ammâr ibn Yâsir رضي الله عنه est clair sur la chose :
« En jeûnant le jour où règne le doute, on désobéit à Abû el Qâsim صلى الله عليه وسلم. »

Le musulman a le devoir de se soumettre à Allah et à Son Messager dans sa façon de jeûner et d’accomplir ses rites en règle générale.

Les textes déterminent le début du ramadhân par le biais de deux moyens qui sont clairs et à la portée de tout le monde, même des gens simples ; soit la vision du hilâl ou la fin du mois de sha’bân évalué à trente jours.

Tout autre moyen pour déterminer la nouvelle lune s’oppose à Allah et à Son Messager.

Malheureusement, certains imposent le recours au calcul pour déterminer l’entrée du mois.

En plus du fait que les calculs sont sujets à l’erreur, subtils, ils ne sont pas à la portée de tout le monde.

Sheikh el Islâm ibn Taïmiya – qu’Allah lui fasse miséricorde – souligne :
«… c’est pour avoir constaté à l’occasion du jeûne ou autre que certaines gens tendent l’oreille à des ignorants initiés au calcul.
Ces derniers prétendent qu’il est possible à travers le calcul de voir ou de ne pas voir la lune.
Ils fondent ainsi leurs jugements soit pour eux-mêmes soit ouvertement.
On m’a même rapporté que certains juges refusent le témoignage d’un certain nombre de personnes crédibles en se fondant sur les paroles d’un faiseur de calcul ignorant [qui prétend mensongèrement que la lune sera vue ou ne sera pas vue à tel moment.] (…) Nous savons conformément aux principes élémentaires de la religion musulmane qu’il est interdit de se fier au calcul pour déterminer la nouvelle lune concernant le jeûne, le pèlerinage, le délai de viduité (veuvage ou divorce), de fécondation (suite à des rapports sexuels), etc.
Les nombreux textes prophétiques sur la question sont communément répandus et les musulmans s’accordent à l’unanimité sur ce principe. »

Fin de citation.

Sans compter que ces fameux calculs engendrent une grande difficulté pour la communauté. Pourtant, comme le dit le Verset (traduction rapprochée) :

[Il ne vous a imposé aucune gêne dans la religion].

Les musulmans doivent se contenter de la Législation d’Allah et de Son Messager, comme ils doivent donner une attention particulière à l’observation du hilâl, en s’entraidant dans le bien et la piété.

Certes, Allah est Celui qui nous concède la réussite !

Que les Prières et le Salut d’Allah soient sur notre Prophète Mohammed, ainsi que sur ses proches et ses Compagnons !

Source : Extrait du livre ittihâf ahl el îmân de Sheikh Al-Fawzan
copié de ramadhan.af.org.sa

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